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03 juin 2009

Mattrach & Spidart : ce que la mésentente nous enseigne ...

J’ai la crève et un congrès qui vient, mais tant pis , je vais prendre quelques minutes pour revenir sur l’affaire « Mattrach/Spidart ».  Pourquoi ?  Parce qu’à ma connaissance aucun observateur ( ils était pourtant nombreux il y a quelques mois à s’extasier sur ce nouveau modèle )  n’a pris la peine de revenir sur ce surprenant  «retournement de situation » .  D’ailleurs pas plus de commentaires sur les évolutions des autres « labels dont vous êtes le producteur » …Je pense en particulier à My Major Company qui  vient de fixer ses seuils de productions à 100 000€ . Mais aussi au partenariat Nomajormusik/Roy Music …

J’ai toujours eu un peu de mal à suivre les choix stratégiques de Spidart.  Naosol a été produit sur la plate forme avec une reprise acoustique du tube d’Haddaway – What is love » . Une version séduisante et à un fort potentiel, y compris en dehors de nos frontières. Le titre n’est  pas  présent  sur l’album. Erreur  de stratégie ? Je le pense. Mais c’était également un curieux signal lancé aux internautes qui se retrouvaient en position de financer « un produit » différent de celui qui a justifié leur investissement.Il y a certainement au moins 10 bonnes raisons de pas avoir produit ce titre, mais je pense que Naosol est passé là à côté d'un succès commercial.

Il y a quelques semaines, le mini buzz soulevé par les vidéos de Mattrach annonçant que bien que venant d’atteindre les 50 000€ , il n’était pas parvenu à trouver un terrain d’entente avec Spidart , m’a interpellé à plus d’un titre. Je n’en rajouterai pas sur le côté sensationnel  de la chose et je ne me risquerai à spéculer sur les raisons de cette mésentente. Reste qu’à travers ce malencontreux épisode nous découvrons le vide juridique et contractuel qui existe entre la plate forme et les artistes. Voilà une perspective qui pourrait  refroidir les « Pascal Nègre en herbe » mais surtout effrayer bon nombre des postulants à la production.  Autrement dit,  les artistes  se lancent dans l’aventure Spidart  sans avoir pris connaissance d’un contrat, qui ne leur est communiqué qu’une fois les 50 000€  dépassés  (ou à un seuil qui est vaguement évoqué sur le forum de la plate forme). D’ailleurs ces contrats sont ils différents pour chaque artiste  ? Je n’ai pas trouvé réponse. Ce qui est sûr c’est que ce système présente un  véritable risque de dérive à la fois pour les artistes mais aussi pour la plate forme elle même.

Certainement très conscient de ce risque, Spidart a d’ailleurs annoncé  sur son blog :  « renforcer les processus d'engagements contractuels avec les artistes toute défendant la dimension participative du label ».


 

Posté par bidibule07 à 19:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

Dasn la série, tu as aussi AKA music/Universal.
C'est comme un nouveau modèle qui mets en place ses règles du jeu. A ce niveau là, c'est bel et bien MMC qui semble le plus stable.
A suivre du côté de Spidart, l'absence de sélection à l'entrée peut donner de mauvaise surprise car le public (même celui qui payent) peut avoir des goûts de chiottes.
Soigne toi bien refile ta grippe du cochon à ton congrès. C'est selon.

Posté par Fred, 04 juin 2009 à 01:27

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